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Il existe trois manières de contrôler le vol d’un multirotor :

  • La première est une radiocommande, c’est l’outil le plus classique, hérité du radiomodélisme. Elle fonctionne généralement en 2,4 GHz, avec une technologie de saut de fréquences qui permet d’éviter toute interférence sans se préoccuper de savoir sur quel canal on émet. Les radiocommandes en 2,4 GHz portent à une distance variant entre 20 mètres pour les tout petits modèles et 500 mètres pour des drones plus imposants. Notez que certaines radiocommandes sont à la norme 5,8 GHz pour éviter les conflits avec des caméras WiFi (en 2,4 GHz).
  • La deuxième méthode est le pilotage avec l’aide d’un smartphone ou d’une tablette, via une connexion Wi-Fi. C’est le constructeur français Parrot qui l’a mise au point avec son AR.Drone. Son avantage ? Tout le monde (ou presque) est équipé d’un smartphone et sait s’en servir avec facilité. Les inconvénients ? Le pilotage est imprécis et le Wi-Fi porte à très courte distance, moins de 70 mètres. Attention, les fiches techniques de certains constructeurs indiquent des portées de 100 mètres, parfois beaucoup plus, en Wi-Fi. Sachez que ces valeurs sont très optimistes, et que le moindre obstacle ou parasite porte un coup fatal à la connexion.
    Mais alors que se passe-t-il quand on perd la connexion avec la radiocommande ou le smartphone ? Sur la plupart des appareils, un dispositif appelé « Failsafe » coupe automatiquement les moteurs pour que le drone ne prenne pas le large. Les modèles les plus évolués, dotés d’un GPS, peuvent être programmés pour se poser là où ils se trouvent ou revenir automatiquement à leur point de départ. Une technologie qui s’appelle le RTH (Return To Home).
  • La troisième méthode pour contrôler un drone est la programmation du vol. Seuls les appareils récents et dotés d’un GPS sont capables de proposer cette fonction. Dans la pratique, le logiciel de programmation affiche une carte satellite de type Google Earth. Il suffit d’indiquer les points de passage à l’écran, la hauteur de chacun d’entre eux, pour que le vol se déroule de manière automatique.

Notez enfin que la fonction « Follow me » est une manière de piloter un drone qui viendra s’ajouter aux trois premières. Son principe est simple : l’appareil est programmé pour vous suivre – ou vous précéder, en suivant votre déplacement à la trace. Idéal pour se filmer tout seul pendant une activité sportive ! Techniquement parlant, vous êtes équipé d’un dispositif capable de déterminer votre position GPS en temps réel et la communiquer sans fil au drone. L’inconvénient de la fonction « Follow me », d’ores et déjà implantée sur certains appareils comme ceux à base d’APM ? En l’absence de détecteur de collision, il faut être attentif à ce qu’aucun obstacle ne se trouve sur le chemin du multirotor…